, à environ 1300 mètres d'altitude, (indiquée sur la carte IGN au 25 000e 3543 ET, Top 25, ou bien 3542 ET, Top 25). On atteint cet endroit insolite, lieu de pèlerinage en août, là où se réunissent les habitants de Cipières et de Caussols, en empruntant le GR 4, en direction du sommet de Calern, après une bonne heure de marche. A l'intérieur de la grotte, dont l'entrée est signalée par une simple croix en fer, un autel est surmonté d'une statue de la vierge et d'angelots. Les pèlerins ou les promeneurs y déposent des fleurs, des ex-voto, des offrandes..., l'ensemble créant une atmosphère particulière de sérénité sur ce site isolé.
Les piliers supportant la toiture étaient parfois reliés les uns aux autres par des voûtes en arcades. L'intérieur de l'étable est spacieux, avec ou sans cloisons et il comporte plusieurs abreuvoirs. Ces bergeries étaient destinées à abriter le bétail (moutons, agneaux, chèvres, chevreaux), les chiens et le berger. Une cour murée entourait souvent le devant de la bergerie. Un enclos en pierre sèche qui borde la plupart du temps ces bâtiments servait de parc où le bétail pouvait être abrité et trié.
1. Le chemin du Clapier à Saint-Lambert. «Du sud au nord, ce chemin était appelé, en traversant le plateau de la Malle, « chemin du Clapier de la Femme Morte » et aussi « chemin de Grande Viguerie » au XVIIIe siècle... Il venait de Grasse et de Magagnosc, ne formant plus qu'un seul chemin à partir du col de Saint-Christophe. Empierré sur tout son parcours, il n'en subsiste que quelques éléments épars. Il était emprunté, surtout entre le XVe et le XIXe siècle, par les habitants de Magagnosc et de Châteauneuf qui, par mulets, descendaient leurs céréales produites à Caussols et à Calern. Actuellement, il n'est plus emprunté que par les randonneurs (sentier GR4). La par¬tie encore utilisée est celle qui, du croisement de la route des Claps, conduit à Saint-Lambert. (Daniel Thiéry, IPAAM, Tome XXXVI, 1994).
2. La voie dite romaine. On confond trop souvent les vieux chemins de transhumance, appelés quelquefois « carraires », souvent pavés et bordés de pierres dressées, qui sont d'origine médiévale, avec les voies antiques préromaines et romaines. La plupart d'entre elles ont été remises en état aux )(Vile et XVIIIe siècles, par exemple la voie qui traverse Caussols à l'est des Claps, du sud au nord, voie que l'on appelle à tort romaine. Bien qu'elle ne soit pas romaine, ce chemin empierré garde, comme la précédente, tout son intérêt au milieu de la plaine tourmentée des Claps.
3. La voie tracée entre le col du Clapier et le col de la Sine. Elle faisait partie de l'ancienne route de Grasse à Entrevaux. Des documents d'archives concernent les réparations des chemins rejoignant ces deux villes entre 1666 et 1790. Nous la citons pour mémoire, car il n'en reste que quelques tronçons encore visibles. Daniel Thiéry en a fait une intéressante description dans son étude intitulée « La traversée de Caussols, du col du Clapier de la Femme Morte au col de la Sine » (voir bibliographie). Cette étude rappelle que « jusqu'au XIXe siècle le trafic entre Grasse et Entrevaux se faisait par bêtes de somme et les notables voyageaient à cheval. Le charroi par voiture à roues ne sera possible qu'à partir du milieu du XIXe siècle, quand sera créée la N85 passant par Saint-Vallier, et à la fin du même siècle quand sera percée la D5, reliant Le Tignet, Saint-Cézaire, Saint-Vallier à Andon ». Voie ancienne vers le sud (GR4) siècle quand sera percée la D5, reliant Le Tignet, Saint-Cézaire, Saint-Vallier à Andon ».
Coordonnées - Spéléométrie
Commune de Caussols Carte IGN TOP 25 NO 3643 ET Cannes-Grasse
Coordonnées UTM 32 T : X = 332,087 - Y = 4845,211
Coordonnées Lambert Zone 3 X = 968,565 - Y: 3170,355
Altitude : 1 071 m
Dénivellation : 37 m
Développement : 240 m
Numéro d'inventaire : 37- A
Historique
Janet visite la perte du ruisseau en 1892. L'année suivante, E.A. Martel essuie un échec causé par le trop fort débit du cours d'eau. Aussi Janet reprend-il les explorations en 1895 et 1897. Il arrête ses reconnaissances au sommet du Toboggan. La cavité n'est parcourue entièrement qu'en 1948 par les spéléologues du Club Martel. Quant au siphon terminal il n'a été plongé que récemment. De nombreux plongeurs se sont succédé : entre autres, C. Fighiera, G. Moïse, B. Hof, D. Sességolo. Aucun n'a dépassé l'étroiture située à 30 m et -12 m de la vasque d'accès. Mais un fil d'Ariane inconnu file dans l'étroiture vers l'inconnu. À suivre.
Notre avis
Les eaux de l'embut ressortent dans les gorges du Loup, aux sources de Bramafan et à la grotte du Revest (trop-plein). La dénivellation est de 672 m pour une distance de 6,5 km. Le ruisseau qui disparaît dans l'embut s'écoule préalablement sur le plateau de Caussols où il reçoit des pollutions diverses. Il est donc impératif de ne pas boire l'eau de ce cours d'eau. Pour des raisons évidentes, il est dangereux d'explorer l'embut de Caussols lorsque les conditions météorologiques sont défavorables. Cela dit, l'embut de Caussols est une cavité facile, conseillée aux spécialistes.
Coordonnées
Coordonnées UTM 32 / WGS 84 : X = 332,270 - Y = 4844,188
Coordonnées Lambert Zone 3 : X = 968,830 - Y = 3169,35 — Z = 1120
Numéro d'inventaire : 37 — L1 gravé à l'entrée
Cavité pointée sur la carte IGN 3643 et Cannes-Grasse sous le nom d'« aven »
Accès
Emprunter la route des Claps en allant vers l'ouest. 1,5 km avant l'embranchement avec le chemin des Pins Béranger, partir vers le nord et marcher 360 m. Ouverture en forme de doline très abrupte, envahie de végétation et notamment de noisetiers. L'entrée de l'aven lui-même se situe au fond de cette dépression.
Description
L'accès au fond de la doline (-12) est faisable en escalade. Un puits de 17 m dans son flanc est conduit à -30, dans une salle au sol d'éboulis. Un porche bas dé¬bouche dans une deuxième salle de 20 x 10 x 10 m avec un puits remontant au plafond. Une galerie basse concrétionnée à l'extrémité sud est longue de 35 m. Une désobstruction a donné accès à une succession de salles et de petits puits très concrétionnés. Arrêt à -62 sur fissure plongeante obstruée d'éboulis.
Matériel nécessaire : cordes de 20 et 6 m
Topographie : Créac'h Y. 05/06/1955
Bibliographie : Créac'h Y. Inventaire spéléologique des A-M, 1984, Tome II, page 216.
Photos et textes extraits du livre “Caussols - Terroirs insolites” de Philippe de Beauchant